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Le blog de lumpini

La route de la mort (prologue).

2 Juin 2009, 05:59am

Publié par lumpini

autour d'un bon café tôt le matin. Ces derniers me raconte qu'il existe une route mythique des La première fois que j'avais entendu parler de la "route de la mort" c'était à Paï. Je discutais avec des Français au sujet du Graal des cyclos-baroudeur.
Cette route n'est d'autre que la terrifiante "The death hightway" rarement faite à vélo du fait de son isolement, sa longueur, ses tonnes de pentes raide, ses bandits de grand chemin. Mes nouveau amis Français me raconte qu'un Français l'avait parcouru à la journée, il était tellement épuisé qu'il était rentré en bus.
Voila plus d'un mois que cette conversation fort intéressante avait eu lieu, et tous les jours je rêvais de m'offrir un instant d'éphémère sur cette route mythique.

Aujourd'hui je me prépare à monter dans le bus avec le vélo en soute. Le bus climatisé m'emmène dans la province de Tak.
Cette ville est très propre et agréable avec un grand fleuve qui passe à proximité. Trouver un hôtel n'est plus un souci.
Après avoir déposé mes affaires, je vais me balader dans la ville. Une envie de curry au poulet me fait envie, je m'assois dans un petit restaurant qui sers de snack pour les fonctionnaires de l'hôtel de ville de Tak.
Après ce succulent repas bien transpirant (merci les piments) je me promène dans la ville et par le plus grand des hasards je passe devant un magasin de vélo. Les vélo exposés en vitrines sont de bonnes factures: Trek, Mérida...je rentre dans le magasin pour discuter avec l'heureux propriétaire.
Nous discutons de la faisabilité de la "route de la mort" ce dernier me dis qu'il faut être complètement zinzin de vouloir se lancer seul dans une aventure pareil.
Peu importe, je suis déterminé, je ne dormirai pas tranquille sans avoir parcouru cette route qui met les chocotes à tous le monde.

Avant tous, je dois me rendre à Mae-Sot, ville frontière avec la Birmanie.  Cela servira d'échauffement avant le gros morceau...

L'hôtel Mae-Ping est situé à deux enjambée du marché du matin, tant mieux, car je n'aime pas perdre du temps de bonne heure.

Le 14 décembre, je me lève à 4h00 motivé comme un chat affamé qui chasse une souris. A vrai dire je doute un peu sur mes chances de réussite de venir à bout de la route de la mort.
J'assaie de ne pas oublier le bon vieux dicton suivant: Le couard à peur avant le danger, le lâche à peur pendant le danger et le courageux à peur après le danger !!!!

Un fois dns mon endroit favoris, je déguste un bon café qui affole d'avantage mes neurones. Pour prendre plus de force, je mange un gâteau de riz hyper calorique. La journée démarre comme il faut.

Je retourne au Mae-Ping hôtel pour finaliser la préparation de mes affaires.

Pour sortir de Tak, c'est simple: je dois franchir un pont qui enjambe le fleuve. Les premiers kilomètres sont relativement tranquille, la route est plate et passe devant des petits villages éparpillés dans la campagne. D'un coup, je me retrouve en face d'un mur comme le début de la montée du col de Porte en partant de la mairie de la Tronche (38). Je mets le 22-28 afin de ne pas piocher trop fort de si bonne heure ce qui pourrait être facheux dans la gestion de l'effort là ou je suis le plus mauvais.
La route est un véritable boulevard de 91 km. Il y a pas mal de circulation sur cette portion de route. Il m'arrive même de doubler des camions agonisants dans les montées.

Après 91 km et 1410 m.d, j'arrive dans la grande ville frontière de Mae-Sot connu pour ses camps de réfugiés Birmans persécutés dans leur pays.

Beaucoup de Birmans viennent travailler en Thaïlande, il font les travaux les plus éreintants et les moins bien payé.

Je descend au Siam hôtel, pour 200 bath (4 euros) j'ai une chambre propre avec une salle bain, la télé satellite. Le grand confort.

Afin d'avoir un maximum de renseignements sur la dangerosité actuelle de la route de la mort, je vais me renseigner à l'hôtel de Police. Un policier à la réception me certifie que cette route est hyper-dangereuse à cause des nombreux Birmans sans foi ni loi désespérés par la pauvreté n'hésite pas à braquer les voitures et toutes les conséquence dramatique qui suivent. Pour mieux illustrer ses propos, le policier passe rapidement son pouce sous sa gorge d'un coup sec. Je pars de l'hôtel de Police en cogitant un max dans ma tête. Rien à faire, j'y vais quand même. Pour me rassurer, je vais vite m'acheter un grand poignard que je fixerai entre mon sac à dos et mon porte bagage. Si il faut, je vendrai ma peau très cher !!!!!!

Le lendemain, je me repose une journée dans Mae-Sot afin de recharger les accus pour que la forme soit optimal.
J'en profite pour faire une petite balade au marché.




En face du marché se trouve un joli temple Bouddhiste.

Chédi de style Birmans.

Je demande de l'aide à Bouddhas pour me protéger...



Après la visite et quelques prières, je me rends au poste de la patrouille des montagnes. Ces militaires font régulièrement des patrouilles en voitures banalisée sur ce tronçon. Le son de cloche est différent de ce que j'ai entendu la veille, d'après un gradé, cette route est sous-contrôle, je peux la faire à vélo sans problème. Voila qui me réconforte et m'enlève un gros doute de l'esprit.

Demain, c'est le grand jour.

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